Recherche
Le CREFO est reconnu sur le plan international pour ses contributions, depuis plus de 30 ans, à cultiver une expertise en méthodes et méthodologies de recherche appropriés à l'étude des phénomènes émergents liés aux communautés linguistiques minoritaires et l'étude des phénomènes liés à l'éducation, à la scolarisation et aux acteurs sociaux de l'école. Selon cette longue tradition d'activités transformatives et avec l'appui des communautés, les chercheurs du CREFO ont développé des nouvelles pistes de réflexion et des connaissances scientifiques tenant compte de l'actualité des enjeux associés aux pratiques éducatives, sociales et langagières de la francophonie en Ontario, au Canada et dans le monde. Cette recherche, avec son accent sur l'importance du pluralisme à l'équité au sein des dynamiques sociopolitiques du milieu minoritaire, a jeté les bases pour une approche sociolinguistique et une sociologie de l'éducation du milieu linguistique minoritaire et francophone.
Cette page web, ainsi que les archives sous "Projets terminés" présentent des descriptions détaillées de ces projets, par rapport à l'état d'avancement des analyses.
Projets de recherche courants
- Le rapport à l’identité chez le personnel enseignant dans les écoles anglophones au Québec
Équipe de recherche :
Diane Gérin-Lajoie, assistants de recherche : Kirk Perris, Lydia Menna (CRSH, Subvention ordinaire de recherche, 2009-2012)
L’école a toujours tenu un rôle de première importance dans la reproduction de la langue et de la culture d’une société. Cela s’avère d’autant plus vrai pour les communautés de langue officielle au Canada. Par exemple, pour les francophones hors Québec, l’école est souvent la seule institution où les élèves vivent en français, étant donné que, dans bien des cas, ces élèves se retrouvent au sein de familles où le français n’est pas la langue d’usage. Pour les anglophones du Québec, l’école représente aussi une institution essentielle et elle joue un rôle important auprès des élèves qui la fréquentent, surtout dans les régions du Québec où les anglophones sont en très grande minorité.
Dans ce contexte scolaire, c’est en très grande partie au personnel enseignant de veiller à combler ces attentes. Mais comment le personnel enseignant conçoit-il son travail auprès des minorités linguistiques? Le programme de recherche veut en effet examiner la façon dont le personnel enseignant vit son expérience de travail, à partir de sa propre trajectoire identitaire, tant personnelle que profes- sionnelle.
En partant du point de vue que le «personnel» influence le «professionnel», le programme de recherche veut jeter un regard critique sur la façon dont s’articule la rencontre de ces deux avenues chez le personnel enseignant et son impact sur la façon dont ce dernier conçoit son travail auprès des élèves.
- La mobilité, l’identité et la nouvelle économie politique : une ethnographie multi-site
Équipe de recherche :
Monica Heller, Maurice Beaudin, Michelle Daveluy, Lindsay Bell, Mireille McLaughlin, Hubert Noël, Gabriel Asselin (CRSH, 2008-2011)
Des changements économiques rapides sont en train d’influencer nos façons de penser l’identité et l’appartenance aux communautés et aux régions. Ceci touche en particulier la francophonie canadienne. Notre projet cherche à comprendre les effets des changements économiques sur l’identité en passant par deux groupes : 1) ceux qui participent à la planification et le développement économique; et 2) ceux qui participent directement à la formation, la recherche d’emploi ou qui travaillent, en particulier les francophones âgés entre 18 à 35 ans qui tentent de s’établir ou de se maintenir sur le marché du travail.
Les rapports changeant entre l’appartenance et le territoire sont examinés par le suivi des trajectoires des participants qui traversent trois types de zones socioéconomiques. La première zone inclut les bastions traditionnels de l’identité francophone, des régions surtout rurales dévouées à l’extraction et la transformation des matières premières; nos exemples sont le Nord du Nouveau-Brunswick et la région de Rivière-la-Paix en Alberta. Le deuxième type de zone inclut les centres urbains (dominés par l’économie du service) vers lesquels les francophones des bastions traditionnels migrent, ce en compagnie de nombreux francophones provenant de l’extérieur du Canada; nos exemples sont Moncton et Edmonton. Le troisième point d’entrée inclut deux zones d’extraction des matières premières en émergence : la région du Grand Lac des Esclaves dans les Territoires du Nord Ouest et de Fort McMurray dans le Nord de l’Alberta.
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- Mobilités et transnationalisme : histoires d’enfants et de jeunes dans la redéfinition de l’espace scolaire / Mobilities and transnationalism: Moving stories of children and youth in the redefinition of school space
Équipe de recherche :
Diane Farmer, Alyssa Adair, Gabrielle Breton-Charbonneau, Rosemary Falsetti, Michelle Fazioli, Ashley Inskip-Lavoie, Athena Madan, Gail Prasad, Reed Thomas (CRSH, 2009-2012)
L’école est au cœur des trajets migratoires d’enfants et de jeunes au sein de sociétés aujourd’hui mondialisées; un point d’insertion sociale dans de nouveaux lieux/réseaux, elle sert aussi de référence dans l’évolution des parcours. Cette recherche vise à mieux comprendre, en posant la problématique de la mobilité, le rôle transformateur des acteurs de l’école, et en particulier celui des jeunes et de leur famille, dans la redéfinition de l’espace scolaire.
Trois séries de questions guident notre cheminement. Tout d’abord, quels sens les jeunes migrants donnent-ils à cette culture de mobilité ? En deuxième lieu, quelles formes de mobilités sont légitimées par l’institution et quelles formes sont jugées déstabilisantes ? Enfin, dans quelle mesure les écoles rendent-elles possible le mouvement complexe des populations, objets et idées et comment sont-elles transformées, dans le jeu des acteurs ?
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In an age of international migration, schools are key interaction sites in which the multiple trajectories of students from diverse backgrounds coalesce. Informed by the emerging social sciences paradigm of mobilities and the growing domain of the sociology of childhood/youth, I endeavour to understand more critically the transformative role that school actors, and in particular students and their families, play in redefining school space.
To this end, three main questions guide this research. First, how do students make sense of their diverse pathways at the heart of an expanding culture of mobilities? Second, how are global mobilities and transnsational ties of individual and collective actors institutionalized within schools? Third, how are schools, as localized fixed structures, both facilitating complex global flows of people, objects and ideas, and also being transformed from within by such multidirectional movements?
My position as an ethnographer engaged with children and youth confronts me with rethinking my approach to research. I see the practice of ethnography as an educational process in which preconceptions (my own, teachers’, students’ and parents’) are being questioned and where children and youth are given space to reflect and (re)imagine themselves. This new trend in social sciences envisions research as an equity moment. My research combines prolonged multi-sited and intra-sited observations with arts-informed research methods which, together, enable students to engage in research on many levels and serve to elicit the plurality of meanings embedded in social representations.
Project participants include over one hundred students, parents, teachers and school principals in two French-language schools in Ontario. The participants engaged actively in the research process by creating language portraits, taking photos andor by narrating their own stories of mobililties and connectedness.
In language portraits, participants represented on silhouettes the languages and cultures that move them, to which they feel connected. Student participants also represented their mobilities through photos taken around their homes, schools, and communities. In interviews, often done in small groups, students explored themes emerging from their images – thus initiating the analysis of the visual data.
These visual representations and stories reflect themes of complex cultural, linguistic, virtual and social identities, as well as the many ways and spaces through which young people connect with the world.
Publications
Farmer, D. (Forthcoming). Portraits de jeunes migrants dans une école internationale au Canada. Revue internationale d’éducation familiale.
Farmer, D. (2011). Une école internationale : en images, en photos, en mots. (Book created with students at a French-language school). Toronto: Author.
Farmer, D. (2011). Les langues et les cultures qui nous parlent en couleur : en images, en photos, en mots. (Book created with students at a French-language school). Toronto: Author.
Farmer, D. , & Prasad, G. (2011). Children and youth on the move! Students redefining school space and research methods in a Canadian study. Paper presented at the Second International Symposium “Ethnographic encounters with children and teenagers in educational contexts”, October 24-25, Universidad de La Salle, Bogotá, Columbia.


